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Ce site web s’adresse à tous les pharmaciens et préparateurs en pharmacie d’officine ou hospitaliers désireux d’approfondir ou d’entretenir leurs connaissances en aromathérapie afin de perfectionner leurs aptitudes à conseiller sereinement.

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Cette plateforme a été conçu pour les professionnels de santé par des professionnels de santé, elle est idéale pour vous aider à maîtriser solidement l’aromathérapie clinique scientifique et vous apportera efficacité et précision dans le conseil à l’officine, elle vous permettra également de développer  vos compétences et d’acquérir une meilleure performance professionnelle.

L’objectif de l’aromathérapie clinique scientifique professionnelle est le même que celui de la pharmacologie : étudier le devenir d’une substance active dans l’organisme depuis sa prise jusqu’à son effet thérapeutique.

L’aromathérapie comme la pharmacologie est indissociable de la toxicologie. La toxicologie est la science des poisons ; elle peut se résumer en une seule phrase : « L’important, c’est la dose ! »

Lors de l’utilisation des substances actives, il faut garder à l’esprit ce précepte de Théophraste von Hohenheim, dit Paracelse (1493-1541) : « Si vous voulez expliquer de façon précise l’action de chaque poison, il faut alors se demander qu’est-ce qui n’est pas un poison ? Toute substance est un poison et aucune n’est inoffensive. C’est la dose qui fait qu’une substance n’est pas toxique. »

Toute substance serait donc potentiellement toxique, et cette toxicité serait liée à la dose administrée. La véracité de ce raisonnement dépend toutefois de la dose arrivant à un organe donné, c’est-à-dire de son profil toxicococinétique (devenir de la substance dans l’organisme) et toxicocodynamique (action sur sa cible).

Ce résultat est la combinaison de :

  • La dose et la concentration utilisées
  • La voie d’administration
  • Le mode d’administration
  • La biodisponibilité
  • Le mécanisme toxicologique

Pour évaluer le degré de toxicité d’une substance, il convient enfin de prendre en considération les facteurs propres au sujet exposé comme l’âge, le poids, le sexe, l’état physiologique, etc., ainsi que des facteurs environnementaux.

Nous aborderons également sur ce site l’étude de la toxicologie. C’est la toxicologie qui limite l’utilisation d’une substance active. Il est nécessaire de définir le type de danger (métabolique, génétique, les différents organes atteints, etc.). Elle détermine les doses (DL50) à partir desquelles les effets nocifs se révèlent. Cela contribue à établir les posologies d’utilisation (doses, fréquence d’administration). A partir de ces données est établie une zone d’utilisation de la molécule, nommée « marge thérapeutique ».

L’utilisation des huiles essentielles ayant bénéficié d’un regain d’intérêt certain parmi la population, le risque d’intoxication s’est accru d’autant en parallèle. Chaque année l’American Association of Poison Control Center (AAPCC) publie un rapport sur toutes les intoxications ayant été reportées aux USA. On observe en analysant ces données que le nombre d’expositions est chaque année en constante augmentation, passant de 3990 cas recensés en 1997 à 12392 cas en 2014, soit plus du triple.

L’aromathérapie est la thérapeutique par les huiles essentielles. Elle est l’utilisation des composés aromatiques extraits de plantes à des fins médicales. Cela la différencie de la phytothérapie qui fait usage de l’ensemble des éléments d’une plante.

On utilise un concentré de plantes ; ce n’est pas une médecine douce ; il y a de nombreuses contre-indications et précautions d’emploi.

Les huiles essentielles sont des produits de composition complexe renfermant des principes actifs volatils contenus dans les végétaux. Pour les obtenir deux méthodes sont reconnues aujourd’hui par la Pharmacopée Française :

  • L’expression à froid : Pour les Rutacées (agrumes). On parlera alors d’essence et non d’huile essentielle.
  • L’entraînement à la vapeur d’eau

 

Remarque : Selon la partie traitée, une même plante peut donner des huiles essentielles différentes. L’analyse d’une huile essentielle par chromatographie permet de connaître ses composés. Les principaux sont des carbures terpéniques, sesquiterpéniques, des alcools, des mélanges d’esters et d’alcools, des aldéhydes, des cétones, des éthers, etc.

Chaque huile essentielle doit être identifiée par 3 critères :

  • L’espèce botanique précise et complète (en latin)
  • L’organe producteur dont est extraite l’huile essentielle
  • La spécificité biochimique nécessaire lorsqu’une même espèce produit des huiles essentielles de composition différente selon ses conditions d’existence ou son stade végétatif.

Exemples :

  • Salvia officinalis n’est pas la même plante que Salvia Sclarea, toutes les deux étant des sauges
  • La Cannelle Cinnamonum Zeylanicum produit deux huiles essentielles différentes l’une extraite de l’écorce, l’autre des feuilles
  • Thymus Vulgaris à Linalol n’a pas les mêmes propriétés que Thymus Vulgaris à Thymol

C’est pourquoi seule une huile essentielle définie clairement par ces 3 critères peut être utilisée en toute sécurité en thérapeutique.

Les huiles essentielles ne sont pas des produits anodins. Elles sont lipophiles, et de ce fait rapidement absorbées, que ce soit par voie respiratoire, cutanée, ou digestive.

Plusieurs huiles essentielles, dont la vente est réservée aux pharmaciens, sont neurotoxiques à des doses relativement faibles en raison de la présence de thuyones. Elles induisent des crises épileptiformes et tétaniformes, et des troubles psychiques et sensoriels. Certaines sont irritantes, cancérogènes d’autres tératogènes et d’autres encore interdites en cosmétologie.

La loi du 30 juin 1984 réserve aux pharmaciens la délivrance au public de certaines huiles essentielles que vous verrez dans la section LEGISLATION.

Les huiles essentielles utilisées en thérapeutique doivent être inscrites à la Pharmacopée française où sont publiées les normes physicochimiques.

Le fournisseur doit pouvoir présenter, pour chaque H.E, un profil chimique effectué par chromatographie en phase gazeuse (CPG) et qui définit des fourchettes de constituants jugés comme importants pour une huile essentielle donnée.

Les huiles essentielles sont très volatiles, s’oxydent facilement et sont à la fois photosensibles et thermosensibles. C’est pourquoi, il faut les conserver à l’abri de la lumière, de la chaleur mais surtout de l’oxygène de l’air.

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Le saviez-vous ?

  • Farmaciola signifie « trousse de secours » en catalan.