Huile essentielle de Genévrier commun

Dénomination latine :

  • Juniperus communis L. var erecta

Famille botanique :

  • Cupressaceae

Organe producteur :

  • Cônes fructifères ou “baies de Genièvre”

Propriétés :

Baies :

  • Tonique digestive dans les insuffisances hépato pancréatiques
  • Anti fermentation, antiputride intestinale, anti dégénérescente (hépatique, estomac, duodénum)
  • Protège les cellules de Küpffer du foie, protectrices immunologiques du foie
  • Gardienne de l’immunité et de l’identité
  • Cholérétique, augmente la sécrétion biliaire
  • Tonique cérébrale, antiasthénique
  • Purificatrice du filtre rénal
  • Activité diurétique (augmentation de la diurèse aqueuse uniquement appréciée en drainothérapie)
  • Adjuvante des cures de diurèse dans les troubles urinaires bénins
  • Antirhumatismale (favorise l’excrétion des toxines rénales et de l’acide urique)
  • Antimicrobienne (effet démontré in vitro vis-à-vis du staphylocoque doré, d’Escherichia coli, Proteus mirabilis, Pseudomonas aeruginosa et Klebsiella pneumoniae)
  • Antivirale (démontré vis-à-vis du virus de l’herpès HSV-1)
  • Antifongique (démontré in vitro vis-à-vis de Candida albicans et de dermatophytes)
  • Cortison-like
  • Lymphotonique et décongestionnante

Rameaux à baies :

  • Antalgique antirhumatismale
  • Anti-inflammatoire
  • Action sur le rein
  • Antispasmodique et régulation du SNA
  • Action sur le gros intestin
  • Cortison-like
  • Lymphotonique et décongestionnante

Indications :

Baies :

  • Hépatites, lithiases biliaires
  • Lithiases rénales (le rein travaille la nuit, donc à prescrire le soir)
  • Arthrose, arthrite, goutte

Rameaux à baies :

  • Arthrite, névrites, sciatique
  • Lithiases et pyélonéphrites
  • Colites spasmodiques et inflammation

Précautions d’emploi :

  • Recommandée aux personnes ayant un terrain acidifié
  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante
  • Attention à l’utilisation locale d’H.E trop concentrée sur des zones trop étendues (peut occasionner des irritations cutanées)
  • Ne pas inhaler, ni diffuser, ni mettre dans l’eau du bain
  • Ne pas associer avec de la cortisone, risque d’interaction médicamenteuse
  • Interactions médicamenteuses avec les huiles essentielles contenant des cétones ou des phénols à plus de 10 %
  • Prudence en cas d’insuffisance rénale per os
  • Inhibition du cytochrome P450, risque d’interactions médicamenteuses
  • Risque de cancérogénicité au long cours (α-pinène)
  • Contre-indiquée chez les asthmatiques
  • Interdite aux animaux
  • Contre-indiquée en cas de règles abondantes
  • Attention, risque d’albuminurie en cures trop prolongées
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 8 ans

Composants principaux majoritaires :

Baies :

  • Monoterpènes 80 % : α-pinène (40-45 %), sabinène (0,2-50 %), β-myrcène (7-23 %), limonène (1-10 %)
  • Sesquiterpènes (10-15 %) : germacrèneD

Rameaux à baies :

  • Monoterpènes 60 % : α-pinène (40-45 %)
  • Sesquiterpènes 27 % : thuyospène, germacrèneD

Un peu d’histoire :

Jetées dans le feu, les brindilles étaient censées éloigner les mauvais esprits (usage encore attesté dans les monastères de l’Himalaya). On le brûlait aussi pour éloigner la peste.

Le genévrier était déjà connu des Grecs et des Arabes. Avicenne (XIe siècle) disait qu’il dilatait les obstructions et s’employait contre l’hystérie. On l’employait aussi pour purifier les bronches et le foie et contre les piqûres d’insectes ou de scorpions. Au Moyen Âge, Sainte Hildegarde (XIIIe siècle) révèle ses effets contre les maladies des reins et de la vessie ainsi que contre les maux de tête.

Fuchs (XVIe siècle) le considère comme un antidote universel rappelant ce rôle de panacée qu’on attribue à son bois depuis l’Antiquité, en fumigation contre les épidémies. Au XIXe siècle, Cazin rapporte que les baies sont toniques, stomachiques et diurétiques, donnant aux urines une odeur de violette. Elles sont recommandées dans les affections pulmonaires, les infections des reins liées aux calculs, les affections chroniques cutanées et les rhumatismes. Fournier (XXe siècle) rappelle que les baies, l’extrémité des rameaux, le bois et les cendres activent les fonctions des reins et sont dépuratifs, stimulants et sudorifiques.

En aromathérapie, Valnet (XXe siècle) la conseille dans les affections des voies urinaires, les inflammations rhumatismales et dans les crises de goutte.

Les baies de genièvre servent comme épices pour agrémenter la choucroute et dans l’aromatisation de spiritueux comme le gin.

Les baies de genièvre sont connues et utilisées depuis la préhistoire… où elles furent retrouvées à l’intérieur de certaines grottes, dans des auges en pierre.

Le papyrus d’Eber en fait mention, vers 1500 av. J-C., les « baies » de genévrier traitant déjà douleurs digestives et problèmes urinaires.

Dès l’Antiquité, les Grecs et les Romains utilisaient les baies en médecine (pour son action diurétique), en cuisine et pour effectuer des fumigations.

Dioscoride, le médecin de Néron, dit que le genévrier est excellent « pour faire uriner, pour les maux d’estomac, les maladies de poitrine, guérir les spasmes et les suffocations de la matrice… »

Matthiole, Helvétius et beaucoup d’anciens thérapeutes lui accordent d’éminentes propriétés. L’abbé Kneipp les prescrivait très fréquemment pour purifier le sang et effacer les maladies de peau.


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