Huile essentielle de Camomille noble

Les vertus des fleurs de camomille sont connues depuis la nuit des temps. Galien relate comment les sages de l’Egypte pharaonique dédient cette fleur à Râ, dieu Soleil, interpellés par son efficacité contre les fièvres. Elle aurait également servi à l’embaumement de Ramsès II.
On retrouve en médecines grecque et arabe de nombreuses indications sur l’usage des camomilles, mais il s’agissait probablement de la matricaire – Matricaria recutita, la camomille allemande – ou de la grande camomille – Tanacetum parthenium – et non de la camomille romaine – Chamaemelum nobile – car ces espèces se ressemblent et ont parfois été confondues. La médecine arabe rapporte que si on lave les yeux avec de l’eau de camomille, on calme les douleurs.
La médecine traditionnelle française la considère comme tonique, amère, stomachique, digestive, antispasmodique, fébrifuge, emménagogue, vermifuge, vulnéraire et antipurulente. Prise au début des repas, elle serait apéritive. Après les repas, elle serait utile dans tous les problèmes digestifs. Elle serait aussi salutaire dans les névralgies faciales et les maux de tête. Cazin (XIXe siècle) la recommande contre les fièvres et traitait avec succès les fièvres intermittentes des marais lorsque le quinquina faisait défaut. En usage externe, l’infusion de camomille était connue pour son pouvoir éclaircissant sur les cheveux blonds et pour soigner les inflammations des paupières ou les conjonctivites.
Valnet (XXe siècle) considère l’huile essentielle comme antispasmodique, antalgique, calmante et la recommande dans les névralgies, les dépressions nerveuses, l’insomnie, les troubles de la digestion et les dysménorrhées d’origine nerveuse.

Dénomination latine :

  • Chamaemelum nobile L.
  • Famille botanique :
  • Asteraceae

Propriétés :

  • Antispasmodique (l’angélate d’isobutyle exerce une puissante action contre les spasmes) et calmante du SNC en massage
  • Pré anesthésiante
  • Anti-inflammatoire (intéressante pour les neuro-arthritiques)
  • Antalgique (une des plus antalgiques en dentisterie, action sans doute renforcée par les traces d’acides qu’elle contient), à associer avec Hypericum perforatum
  • Antiparasitaire vis-à-vis de parasitoses intestinales comme lamblias et ankylostomes et protozoaires du genre giarda
  • Cicatrisante (stimule les fibroblastes et la formation de collagène)
  • H.E pƩ+
  • Inhibe la surrénale
  • Calme la thyroïde émotionnelle
  • Stimule l’épiphyse
  • L’hydrolat s’utilise pour l’hygiène buccale et oculaire
  • Sédative et anxiolytique (l’angélate d’isobutyle a montré une action calmante et déstressante)
  • C’est l’huile essentielle la plus riche en esters, ce qui lui confère des propriétés décontracturante et antidépressive (l’angélate d’isobutyle serait antidépresseur)
  • Tonique digestive : carminative, cholagogue
  • Hypotensive, calmante, neurotonique, rééquilibrante nerveuse
  • Légère emménagogue
  • Moins anti-inflammatoire que l’H.E de matricaire
  • Antiprurigineuse, antiphlogistique, antiallergique

Indications :

  • Hypersensibilité
  • Traumatisme affectif
  • Choc émotionnel
  • Crises de spasmophilie
  • Hystérie, angoisse
  • Insomnie, cauchemar
  • Crises de nerfs
  • Névrites
  • Névralgies
  • Stress, nervosité
  • Spasme digestif et contracture musculaire
  • Affections cutanées
    • Psoriasis, couperose
  • Parasitose intestinale
  • Troubles de la ménopause, états dépressifs
  • Zona, traumatismes nerveux
  • Asthme nerveux, hypersensibilité, hyperkinésie, agitation
  • Troubles de la circulation artérielle
  • Tachycardie, palpitations
  • Terrains allergiques (asthme, eczéma, conjonctivites, prurit, urticaire)
  • Poussées dentaires
  • Massages apaisants

Précautions d’emplois :

  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 8 ans
  • Risque d’allergie commune avec d’autres Asteraceae (achillée millefeuille, matricaire, arnica, etc.)
  • Interactions médicamenteuses possibles, inhibition du CYP3A5 in vitro, et des CYP 3A4, CYP2D9, CYP 2C9, in vitro

Composants principaux majoritaires :

  • Esters (89 %) : angélate d’isobutyle 40%, angélate d’isoamyle 20 %, angélate de 2 méthyl2propényl 10%


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