Huile essentielle de Cajeput

L’huile essentielle de cajeput était utilisée contre le choléra et les rhumatismes par les Malais et les Javanais depuis très longtemps.
Le cajeput était connu en Malaisie depuis l’Antiquité car son écorce en feuillet servait à rendre étanche les embarcations. L’huile essentielle était un remède des médecines indienne et chinoise.
Planchon rapporte qu’en Extrême-Orient, une goutte d’huile essentielle de cajeput est ajoutée dans le thé en cas de nervosité ou de douleurs rhumatismales.
En Allemagne, cette huile est utilisée dès le VIIIe siècle.
75 tonnes étaient exportées des Indes néerlandaises dans les années 40.
Valnet (XXe siècle) attribue à l’huile essentielle une action antimicrobienne à large spectre pulmonaire, intestinale et urinaire, antispasmodique et vermifuge. Il la recommande dans la dysenterie, la cystite et les bronchites, mais également dans les névralgies, les hystéries, les vomissements d’origine nerveuse et les rhumatismes. Il conseille l’application d’une goutte sur la dent cariée.

Dénomination latine :

  • Melaleuca leucadendra L.

Famille botanique :

  • Myrtaceae

Propriétés :

  • Anti-infectieuse, antiseptique
    • Pathologies aiguës virales : « La plus belle essence de grippe », mais aussi épidémies de choléra jadis
    • ↑ la circulation vasculaire
    • ↑ la température centrale, ↑ la sudation (rappelons-nous que la grippe qui transpire guérit », cela libère les émonctoires)
  • Anticatarrhale, expectorante
  • Décongestionnante veineuse
    • Varices, hémorroïdes
  • Radioprotectrice, comme tous les melaleuca
  • Action sur le SNC (pƩ-)
  • Hormon-like
  • Expectorante et mucolytique par stimulation des glandes exocrines des muqueuses respiratoires
  • Décongestionnante broncho-pulmonaire
  • Antimicrobienne (antibactérienne sur de nombreuses bactéries grâce à l’association du 1,8 cinéole et α et bêta-pinène)
  • Anti-inflammatoire (il a été démontré in vitro sur des globules blancs –monocytes- vis-à-vis d’inducteurs de l’inflammation comme les lipopolysaccharides ou l’interleukine-1 que les médiateurs de la réaction inflammatoire comme les métabolites de l’acide arachidonique, les leucotriènes B, le thromboxane-B et les prostaglandines E sont significativement diminués au niveau pulmonaire, ainsi que le TNF (tumor necrosis factor) ; des essais cliniques chez des patients atteints d’asthme bronchique pendant 3 jours par du 1,8 cinéole, les médiateurs pro-inflammatoires de leurs monocytes sont réduits
  • Antispasmodique par action sur les muscles lisses de la trachée vis-à-vis de l’acétylcholine
  • Analgésique externe, antinévralgique
  • Anti-infectieuse pulmonaire et expectorante, intestinale, urinaire, génitale (Trichomonas), antifongique
  • Antifuronculeuse
  • Antivirale, les résultats d’études d’amarrage moléculaire indiquent que l’huile essentielle de Melaleuca cajuputi peut prévenir l’invasion du SARS-CoV-2, molécules actives sur la protéine de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) dans le corps humain (récepteur hôte du SARS-CoV-2) et la protéase principale (PDB6LU7) du SARS- CoV-2)
  • Photoprotectrice
  • Répulsive, l’huile essentielle éloigne les insectes Aedes aegypti, activité contre les vecteurs de la dengue Aedes aegypti et Aedes albopictus (aérosols à 5 et 10 %), ainsi que Sitophilus zeamais et Tribolium castaneum (insectes ravageurs des céréales)
  • Tonique circulatoire (améliore les échanges vasculaires et énergétiques)
  • Activatrice métabolique
  • Immunomodulante, augmente les bêta et gammaglobulines
  • Positivante
  • Le 1,8 cinéole est expectorant, il stimule les glandes à mucine et l’activité ciliomotrice de la muqueuse bronchique
  • Cortison-like, stimulante de l’axe hypophyso-corticosurrénalien, intéressante dans les états inflammatoires prolongés
  • Le limonène stimule la microcirculation digestive

Indications :

  • Infections ORL : mal de gorge, rhume, grippe, pharyngites, bronchite, toux grasse et infection urinaire
  • Asthme
  • Répulsive des insectes
  • Affections cutanées : infection bactérienne, mycose, herpès génital, psoriasis
  • Rhumatismes, douleurs articulaires et musculaires
  • Protection de la peau contre les rayons solaires (rayons ultra-violets)
  • Furoncles

Précautions d’emploi :

  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante (le limonène induit des contractions utérines)
  • Les doses doivent être respectées car, en excès, le 1,8 cinéole peut induire une crise d’épilepsie
  • Contre-indiquée dans les antécédents de convulsions et l’épilepsie
  • Pas d’emploi excessif, risque de nausées, de vomissements, de vertiges, de désorientation
  • Prudence chez les asthmatiques
  • Ne pas associer avec la cortisone
  • Dermocaustique, action révulsive sur la peau à l’état pur et agressive pour les muqueuses (rougeurs, irritations, prurit)
  • Inductrice enzymatique (CYP 2B1 et CYP 2C)
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 7 ans

Composants principaux majoritaires :

  • Oxydes (50-65 %) : 1,8-cinéole (eucalyptol)
  • Monoterpènes 31% : alpha-pinène, béta-pinène, limonène

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s