Huile essentielle d’Armoise

Connue depuis l’Antiquité ; les Gaulois la nommaient « ponema » mais le nom de genre fait référence à Artémis, déesse grecque de la nature et de la chasse, associée à la femme, et aux problèmes féminins.
En médecine chinoise, on l’utilise pour faire des moxas : bâtonnets d’armoise séchée que l’on fait brûler à proximité des points des méridiens pour les chauffer. Ce principe est utilisé en moxibustion.
L’Artemisia Vulgaris L. est aussi appelée « herbe de feu ». Ce nom lui a probablement été donné parce qu’on portait l’artémise en chapelets (associé à la verveine) lors de la Fête de la Saint-Jean au Moyen Âge. Ceci a encore été attesté jusqu’au XVIe siècle en Allemagne. On regardait à travers des gerbes/bouquets de pieds-d’alouette en portant ce chapelet le feu de Saint Jean. Ceci était censé protéger les yeux et la santé en général pendant toute une année. En partant de la fête ils jetaient le chapelet dans le feu en disant « que toute ma malchance brûle avec ceci ». Le Grand Albert indique que l’armoise possède toutes les vertus : « Celui qui a soin d’avoir toujours sur lui cette herbe ne craint point les mauvais esprits, ni le poison, ni l’eau, ni le feu et rien ne peut lui nuire ».
Les Aztèques et autres indiens des Amériques utilisaient l’armoise pour des rituels et la médecine. Depuis les époques reculées en Europe l’herbe était un remède contre la fatigue et pour protéger les voyageurs contre les mauvais esprits et les animaux sauvages. Les indiens utilisent l’armoise toujours comme ‘sauge’. Ils utilisent l’herbe pour la purification spirituelle, pour chasser des mauvais esprits et des énergies négatives. Des faisceaux de feuilles de Calamus avec l’armoise sont toujours utilisées comme talisman pendant le festival des bateaux dragon.
On dit que l’armoise est utile pour l’induction de rêves lucides et du voyage astral. Fumer ou consommer de l’armoise sous forme de plante ou en solution avant de dormir pourrait intensifier les rêves ou leur contrôle et aider à s’en souvenir. Au Mexique, l’herbe est souvent fumée comme substitut de la marijuana.

Dénomination latine :

  • Artemisia vulgaris L.

Famille botanique :

  • Asteraceae

Propriétés :

  • Insecticide, acaricide
  • Mucolytique et expectorante (les lactones sesquiterpéniques étant plus puissants que les cétones – fonction oxyde et cétone juxtaposée), fluidifiante ; utile pour dissoudre les mucosités de l’appareil respiratoire et génital féminin
  • Hypothermisante
  • Anticoagulante (inhibition de l’agrégation plaquettaire), active le processus cicatrisant externe
  • Immunostimulante
  • Hépatostimulante (tous les amers sont doués de propriétés stimulantes pour le foie et la vésicule biliaire) et, stimulent les autres sécrétions digestives
  • Cholagogue et cholérétique
  • Anti-infectieuses (Gram+ et Gram-, antifongique et anthelminthique)
  • Antispasmodique
  • Antimalarique
  • Cicatrisante et régénérante du tissu cutané et muqueux
  • Lipolytiques (utile pour dissoudre les mucosités bronchiques lipidiques d’origine alimentaire, ainsi que les accumulations de matières grasses dermiques (obésité)
  • Anti-hyperlipidémiques
  • Action désclérosante (freine les proliférations conjonctives anormales)
  • Antiseptique légère
  • Anti-inflammatoire
  • Antiparasitaire (oxyures, tænia, ascaris)
  • Active sur le SNC

Indications :

  • Brûlure, plaie, escarre, ulcère
  • Cicatrices chéloïdes, cellulite
  • Hématomes

Précautions d’emploi :

  • Allergisante percutanée (risque de dermites papuleuses à l’état pur)
  • Contre-indiquée chez la femme enceinte (abortive) ou allaitantes
  • Réservée à l’adulte
  • Contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale ou hépatique
  • Risque d’interactions médicamenteuses avec les AINS et plus généralement les anticoagulants
  • Neurotoxique per os, peut induire des crises épileptiques
  • Ne pas avaler
  • Ne pas diffuser, ni inhaler, ni mettre dans l’eau du bain
  • Prudence chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, épileptiques, asthmatiques, âgées ou atteintes de Parkinson, ainsi qu’aux personnes neurosensibles
  • Interdite en usage interne
  • Interactions médicamenteuses avec les huiles essentielles contenant des sesquiterpènes (hydrocarbures sesquiterpéniques) à plus de 10%
  • Usage cutané seul préconisé

Composants principaux majoritaires :

  • Lactones sesquiterpéniques : artémisine
  • Cétones dicycliques : thujones

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