Huile essentielle d’Angélique

L’angélique est cultivée en Scandinavie depuis le Xe siècle, et depuis le XIVe siècle en Europe centrale (dans les monastères notamment).
L’angélique a beaucoup été utilisée en médecine traditionnelle (diurétique, sudorifique, emménagogue…). Paracelse indique qu’elle fut d’un grand secours pour combattre les grandes épidémies de peste (Milan 1510), mais l’efficacité de ces pratiques anciennes reste encore à prouver.

Dénomination latine :

  • Angelica archangelica L.


Famille botanique :

  • Apiaceae (Umbelliferae)


Propriétés :

  • Sédative sur le système nerveux :
    • Anxiété
    • Fatigue nerveuse
    • Insomnie
    • Troubles du réveil
  • Parasympatholytique, calme l’ortho et le parasympathique. Reconstituante et rééquilibrante générale agissant au niveau du système neurovégétatif.
  • Antiasthénique psychique qui répond à l’anxiété généralisée due à l’hypersensibilité, avec spasmes abdominaux
  • Equilibre la corticosurrénale
  • Stimule les œstrogènes tonifie le bas du corps
  • Décongestionnante et draineuse toxinique
  • Immunostimulante (épidémies de peste cf. Paracelse)
  • Digestive, comme tous les amers, et comme toutes les Apiaceae (graines chaudes)
  • Augmente le nombre de globules rouges
  • Antimicrobienne (Clostridium difficile, Clostridium perfringens, Enterococcus faecalis, Eubacterium limosum, Peptostreptococcus anaerobius, Candida albicans)
  • Régulatrice du microbiote intestinal
  • Régularise le cycle menstruel et le système endocrinien féminin
  • Tonique et stimulante générale (positivante car les monoterpènes s’ionisent positivement)
  • Antiseptique atmosphérique (par diffusion, mais peu microbicide par contact)
  • Cortison-like (stimulante de l’axe hypophyso-corticosurrénalien, intéressante dans les états inflammatoires prolongés)
  • Décongestionnante
  • Antalgique
  • Lymphotonique
  • Stimule la microcirculation digestive

Indications :

  • Aérocolies (flatulences, ballonnements)
  • Spasmes abdominaux
  • Insomnies d’origine nerveuse, syndromes dépressifs
  • Névralgies
  • Syndrome prémenstruel, dysménorrhées, spanioménorrhées

Précautions d’emploi :

  • L’huile essentielle de certains chémotypes est cytotoxique sur cancers du sein et du pancréas (bêta-phellandrène)
  • Dermatites par photosensibilisation, mais pas de risque avec l’infusion du fait de la faible hydrosolubilité des furanocoumarines
  • Interactions potentielles avec la warfarine
  • Dermocaustique ; action révulsive sur la peau à l’état pur et agressive pour les muqueuses (rougeur, irritation, prurit)
  • Diluer dans 50% d’HV et pas d’usage prolongé
  • Évite en association avec la cortisone
  • Contre-indiquée chez la femme enceinte car induit des contractions utérine (limonène)
  • Inductrice enzymatique
  • Mutagénicité
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 7 ans
  • Prudence en cas d’insuffisance rénale per os


Composants principaux majoritaires :

  • Hydrocarbures monoterpéniques 91% : α-pinène et bêta-pinène 24%, limonène 13%, α et bêta phellandrène 15%, delta carène 18%

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