Huile essentielle d’Aneth

L’aneth est utilisé depuis l’Antiquité comme plante médicinale. L’aneth est cité dans les textes sanskrits, ainsi que sur le Papyrus d’Ebers, peut-être même depuis l’époque néolithique (fouilles effectuées en Suisse).
Depuis très longtemps utilisé en Palestine, il est souvent cité dans le Nouveau Testament.
Les traités de distillation précisent dès les XVe et XVIe siècles le mode d’extraction et d’utilisation de cette huile essentielle.
L’huile essentielle d’aneth appartient aux 4 semences carminatives des apothicaires : anis – aneth – cumin – fenouil.
En médecine pharaonique, le papyrus d’Ebers (XVIe siècle av. J.-C) nous indique que l’aneth est un remède contre la douleur. En médecine grecque, Dioscoride (Ier siècle) la recommande pour stimuler le lait des nourrices et en médecine arabo-persane, Avicenne (XIe siècle) précise qu’elle fait sortir les vents.
Sainte Hildegarde (XIIe siècle) l’indique contre les saignements de nez. Cazin (XIXe siècle) considère que ses propriétés sont proches de celle du fenouil : le fruit est carminatif, facilite la digestion et soulage les gastrites et les douleurs abdominales.
Fournier (XXe siècle) mentionne l’intérêt de l’huile essentielle dans les vomissements et le hoquet suite aux résultats obtenus avec des soldats grippés atteints de hoquets spasmodiques (en usage cutané).

Dénomination latine :

  • Anethum graveolens L. 

Famille botanique :

  • Apiaceae (Umbelliferae)

Propriétés :

  • Stimulante et antispasmodique digestive, augmente le tonus basal et les contractions de la musculature lisse intestinale, carminative (effet démontré avec la carvone sur les muscles lisses vis-à-vis de l’acétylcholine et de l’histamine ; l’α-phellandrène réduit les contractions de l’intestin par interaction sur les récepteurs 5 hydroxytriptamine 3)
  • Fluidifiante dans les insuffisances hépatobiliaires et pancréatiques, augmente la sécrétion de sucs gastriques
  • Carminative, cholagogue et cholérétique (les cétones lèvent les stases, redonnent le mouvement en général. Utile en cas de ballonnements, météorismes, colopathies – Le limonène et la carvone stimulent la sécrétion biliaire, montrant un effet cholérétique et cholagogue)
  • Antitoxique, diurétique, antispasmodique rénale
  • Fluidifiante bronchique, mucolytique, antifongique (l’action antifongique est liée à l’α-phellandrène et au limonène)
  • Antimicrobienne
  • Détoxifiante et hépatoprotectrice (l’action détoxifiante de la carvone sur le foie est liée à la stimulation des cytochromes P-450 ou des enzymes de phase II comme la gluthation-S-transférase)
  • Hypocholestérolémiante (la carvone abaisse le taux de cholestérol et l’accumulation hépatique des triglycérides)
  • Digestive (la carvone réduit les nausées par action sur la motilité gastrique et l’acidité gastrique lors des reflux gastro-œsophagiens)
  • Hypolipidémiante par activation du peroxisome du PPAR-α (proliferator-activated receptor-α)
  • Diurétique antispasmodique des voies urinaires
  • Antidépressive
  • Inhibition de l’acétylcholinestérase et de la butyrylcholinestérase
  • Le limonène stimule la micro-circulation digestive
  • Tonique et stimulante générale (monoterpènes) ; positivants, car ils s’ionisent positivement et très facilement)
  • Cortison-like, stimulante de l’axe hypophyso-corticosurrénalien, intéressante dans les états inflammatoires

Indications :

  • Dyspepsie hypersthénique, colites spasmodiques, hoquet
  • Flatulences, fermentations intestinales, colopathie droite
  • Douleur intestinale, spasme, ballonnement, flatulence, aérophagie
  • Hypercholestérolémie, hyperlipidémie
  • Stimule la fonction rénale en facilitant l’élimination urinaire au niveau de la papille
  • Facilite la fonction exocrine du pancréas
  • Bronchites aiguë avec encombrement
  • Suites de deuils, chocs émotifs
  • Cure de détoxification
  • Taux de cholestérol et de triglycérides élevés

Précautions d’emploi :

  • Dermocaustique, ne pas utiliser pure sur la peau
  • Réservée à l’adulte
  • Peut provoquer une sévère irritation des yeux par voie olfactive
  • Usage cutané seul préconisé
  • Ne pas diffuser, ni inhaler, ni mettre dans l’eau du bain
  • Contre-indiquée pendant la grossesse (abortive) ou l’allaitement
  • Prudence chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, épileptiques, âgées ou atteintes de Parkinson, ainsi qu’aux personnes neurosensibles
  • Contre-indiquée en cas d’antécédents de convulsions et/ou d’épilepsie
  • Inductrice du cytochrome P450 (CYP 2B1 et CYP 2C)
  • Le limonène est métabolisé chez l’homme par le CYP2C9 et le CYP2C19
  • Pas d’association avec la cortisone

Composants principaux majoritaires :

  • Monoterpènes (64 %) : limonène 38%, alpha-phellandrène 17%
  • Cétone monocyclique (28 %) : d-carvone 25%

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