Huile essentielle d’Ylang-ylang

Dénomination latine :

  • Cananga odorata

Famille botanique :

  • Annonaceae

Organe producteur :

  • Fleur

Propriétés :

  • Débloque le plexus cardio-respiratoire, quand il y a blocage diaphragmatique, antispasmodique équilibrante
  • Sédative cardiaque
  • Hypotensive
  • Relaxation générale (dès qu’il y a « soupirs » qui sont souvent un signe de « blocage »), calme et apaise, relaxe et euphorise
  • Antalgique
  • Donne un apaisement, cela dit de courtes durées
  • Tonique cutané, protection locale après une radiothérapie
  • Tonique capillaire
  • Aphrodisiaque
  • Active sur le SNA : pƩ-
  • Effets sédatif et anxiolytique (par inhalation : diminution du stress par réduction du cortisol dans le sang et baisse de la tension artérielle. Par voie cutanée : diminution du rythme cardiaque et respiratoire impliqué dans le stress)
  • Effet répellent puissant vis-à-vis de moustiques, en particulier vecteur de la dengue (Aedes aegypti), par contre, l’action insecticide et ovicide (destruction des œufs) est faible sur le vecteur de la dengue, de la malaria et de culex
  • Antimicrobienne (action sur gram+ et antifongique vis-à-vis d’Aspergillus et de Candida a été mise en évidence)
  • Régulatrice sur la production de sébum de la peau
  • Anti-inflammatoire (inhibition de la lipoxygénase)
  • Euphorisante
  • Antidépressive
  • Antalgique (dilution à 30 % dans une huile végétale, en massages de la plante des pieds, utilisé dans des centres antidouleurs)

Indications :

  • Tachycardie, arythmie, palpitations
  • Poussées dentaires
  • Tumeurs cancéreuses
  • Asthénie sexuelle (impuissance, frigidité)
  • Stress, insomnie
  • HTA
  • Cheveux secs et abîmés et irritation du cuir chevelu
  • Peau grasse, acnéique et ridée
  • Extrasystoles (en massages)
  • Dépression, angoisse, panique

Précautions d’emploi :

  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante
  • Épileptisante à hautes doses
  • Interactions médicamenteuses avec les huiles essentielles contenant des cétones ou des phénols à plus de 10 %
  • Interdite aux animaux
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 8 ans
  • Irritation cutanée (dermocaustique) possible à l’état pur et risques allergiques par voie locale. Dilution requise
  • Interaction avec les anticoagulants oraux (observation clinique)
  • Risque de neurotoxicité au long cours ou à forte dose

Composants principaux majoritaires :

  • Sesquiterpènes (60-70 %) : germacrène D, β-caryophyllène, α-farnésène
  • Esters (15-20 %) : benzoate de méthyle, benzoate de benzyle, acétate de benzyle, acétate de géranyle

Un peu d’histoire :

  • Les fleurs aphrodisiaques sont un ornement traditionnel au Moyen-Orient
  • Huile essentielle de senteur suave et musquée
  • La première fraction distillée est appelée “quintessence” la plus onéreuse et appréciée en parfumerie, est suivie de l’huile essentielle “extra”, “première”, “seconde” ou “troisième”
  • Ylang-ylang signifie “fleur des fleurs”

Dans son Histoire des drogues simples écrite en 1886, le botaniste Guibourt écrit : « Le Cananga odorata croissant dans les îles du Pacifique est renommé pour le parfum suave de ses fleurs semblable à celui des narcisses. On en fabrique une pommade dont on se frictionne le corps à la saison des pluies pour se mettre à l’abri des fièvres. Les femmes, elles, s’en mettent dans les cheveux pour attirer l’attention des hommes et stimuler leur ardeur ».

Le surnom de l’Ylang-ylang, « fleur de l’amour », se passe de tout commentaire tant il évoque clairement sa vocation aphrodisiaque largement illustrée par ses utilisations en cosmétologie et dans l’industrie des parfums.

À Java et au Vietnam, les fleurs séchées sont prises en médecine traditionnelle pour traiter la malaria ou des symptômes voisins. Les tradipraticiens des îles Mariannes recommandent les fleurs et les écorces dans les pneumonies et les douleurs de l’estomac. La décoction de la partie interne des écorces est réputée traiter la goutte en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Aux îles Samoa et Tonga, la tradition considère les écorces comme laxatives.

En Indonésie, l’huile essentielle est prise comme euphorisant et pour réduire l’anxiété lors des relations sexuelles. Elle est également considérée comme antidépressive et utile pour réduire l’hypertension. En Inde, l’huile essentielle est prise contre les maux de tête, les irritations oculaires et la goutte et, en application cutanée, contre les démangeaisons et les pellicules. Les Malgaches l’emploient pour lutter contre le stress, les palpitations et l’insomnie.

En France, Valnet (XXe siècle) la recommande pour réguler les battements cardiaques et l’hypertension, dans les infections intestinales et dans l’impuissance et la frigidité.

Natif des forêts tropicales humides d’Asie du Sud-Est, l’ylang-ylang ou Cananga odorata est introduit par les Français dans les îles de l’océan indien à la fin du XVIIIe siècle. La note puissante et florale de cette essence très sensuelle, aphrodisiaque et relaxante devient emblématique de Mayotte !

La distillation des fleurs d’ylang-ylang a été lancée à Manille aux Philippines vers 1860, par un marin du nom d’Albert Schwenger qui, séduit par l’odeur des fleurs, aurait parcouru la campagne avec un alambic pour récolter et distiller de petites quantités de fleurs. Peu de temps après, la culture de l’ylang-ylang sera entreprise à grande échelle par les planteurs des possessions françaises de l’océan Indien pour le compte des parfumeurs français. En 1909, on rapporte qu’il y avait 200 000 arbres à ylang-ylang cultivés à la Réunion mais leur culture fut ensuite abandonnée en raison de la fréquence des cyclones tropicaux. Une production commerciale à grande échelle s’est par la suite développée à Nosy-Bé (Madagascar) et dans les îles des Comores.

Cela marque le début de la carrière de l’alang-ilang tel qu’on le désigne en dialecte tagolog. Mais avant cela, la « fleur des fleurs » est un remède propre à son lieu d’origine. « Le Cananga odorata croissant dans les îles du Pacifique est renommé pour le parfum suave de ses fleurs semblables à celui des narcisses. On en fabrique une pommade dont on se frictionne le corps à la saison des pluies pour se mettre à l’abri des fièvres.

L’engouement pour l’ylang-ylang sera tel que sa culture se développera assez rapidement en dehors de son aire de répartition initiale. C’est pourquoi on le rencontre aujourd’hui autant dans l’Océan indien (Madagascar, Comores, Réunion, Mayotte, île Maurice) qu’en Amérique centrale (Costa Rica, Caraïbes).

En aromathérapie, rares sont les fleurs qui peuvent être correctement distillées. Si le jasmin et le muguet ne passent pas l’épreuve de l’alambic, ça n’est pas le cas des fleurs d’ylang-ylang. Cependant, tout comme la rose de Damas, l’ylang-ylang doit être entouré de soins minutieux, et cela, dès la cueillette qui se déroule de l’aube jusqu’à 9 ou 10h00 du matin. Alors, les fleurs doivent être ouvertes, sans plus, puis distillées immédiatement, tout en veillant à écarter les fleurs abîmées qui peuvent nuire à la totalité du lot.


Une réflexion sur “Huile essentielle d’Ylang-ylang

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