Huile essentielle de Tea tree (arbre à thé)

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Les feuilles du tea tree furent connues en Europe grâce au navigateur anglais James Cook vers 1770 qui les trouva dans les îles de l’archipel néo-zélandais : Les aborigènes les utilisaient déjà pour en faire une sorte de « thé ». C’est ainsi que, le thé véritable venant à manquer, l’équipage fut amené à apprécier les infusions pratiquées avec les feuilles du tea tree.
Les aborigènes d’Australie connaissaient les vertus désinfectantes de ses feuilles de telle sorte qu’il fît partie de la trousse à pharmacie des armées australiennes au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Dénomination latine :

  • Melaleuca alternifolia

Famille botanique :

  • Myrtaceae

Propriétés :

  • Anti-infectieuse polyvalente (monoterpénols – moins puissants cependant que les phénols ; ils agissent directement sur les germes pathogènes, en fonction de leur CMI, qu’ils neutralisent par dénaturation des protéines et dissolution de la membrane lipidique. Ils agissent également indirectement sur le terrain qu’ils corrigent)
    • Antibactérienne à large spectre, surtout dans les infections génitales (cystites, urétrites) et intestinales. Antibactérienne dentaire (aphtose, stomatite, gingivite, abcès dentaire, ulcère buccal, pyorrhée) – effet antibactérien lié aux alcools MT (actifs sur le staphylocoque doré résistant aux antibiotiques, sur Escherichia coli, Steptococcus pneumoniae et pyogenes, et Hemophilus influenza), (actifs sur germes Gram+ Staphylococcus aureus, et Gram- Colibacillinum sp., Proteus, Klebsiella, Enterococcus) – Anti-Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline, avec lyse et perte de l’intégrité de la membrane de Staphylococcus aureus, manifestée par la fuite des ions et l’inhibition de la respiration
      o Antifongique à large spectre (toutes localisations) et antiparasitaire (teigne, gale, ascaris et lamblia) – effet antifongique dû aux alcools et carbures MT et actif sur Candida albicans, le pied d’athlète, les mycoses interdigitales et les mycoses des ongles, ainsi que vis-à-vis de candidoses résistantes au fluconazole. Effet antiparasitaire vis-à-vis des infections vaginales à Trichomonas vaginalis et des parasitoses intestinales à Ascaris – mais moins efficace que manuka en raison de la présence de tricétones, et en association avec les antifongiques imidazolés en cas de résistance
  • Radioprotectrice comme tous les melaleucas
  • Immunostimulante (↑Ig A, ↑Ig M, ↑Ig C3 et C4)
  • Antiasthénique
  • Antivirale (HSV, grippe, Papilloma virus)
  • Insecticide vis-à-vis des poux, des tiques, des mites et des acariens
  • Anti-inflammatoire et antihistaminique principalement au niveau cutané en réduisant la prolifération des cellules médiatrices de l’inflammation et leurs médiateurs
  • Cicatrisante
  • Anti-biofilm bactérien, les huiles essentielles de cannelle de Chine, de girofle, de tea tree, de baume du Pérou et de thym rouge sont plus efficaces pour éradiquer les biofilms de Pseudomonas et Staphylococcus aureus que certains antibiotiques, ce qui constitue un énorme potentiel pour la découverte d’alternatives ou de compléments aux antibiotiques
  • Activité sur les pellicules du cuir chevelu, dues à Pityrosporum ovale, et sur Malassezia sp.
  • Anti-psoriasique par activité anti-inflammatoire (terpinène-4-ol)
  • Activité sur diverses affections dermatologiques (peau et muqueuses), telles qu’acné vulgaire, dermatite séborrhéique, gingivite chronique, accélère la cicatrisation, activité anti-cancer de la peau, élimine la flore pathogène de la peau tout en maintenant la flore résidente
  • Antiasthénique, tonicardiaque
  • Phlébotonique, décongestionnante veineuse
  • Neurotonique et analgésique
  • Manuka exerce une action spasmolytique, alors que Kanuka et Melaleuca alternifolia ont une action spasmogène sur le diaphragme et l’utérus in vitro (ce qui justifie la contre-indication pendant la grossesse)
  • Cortison-like (monoterpènes) – stimulante de l’axe hypophyso-corticosurrénalien, intéressante dans les étés inflammatoires prolongés

Indications : 

  • Brûlures dues aux radiothérapies (radiodermites)
  • Infections bactériennes intestinales (entérocolite), ORL (sinusite, angine, bronchite, gingivite, aphte, otites, rhinopharyngites) et urinaire (cystite)
  • Infections virales (symptôme grippal, rhume, herpès, zona)
  • Mycoses de la peau (candidose et pied d’athlète HMPC), des ongles, de la bouche (candidose) et du vagin
  • Acné, abcès (HMPC), dermatite de contact, eczéma, psoriasis, retard de cicatrisation
  • Affections buccales (aphte, gingivite)
  • Insecticide vis-à-vis des poux et répellent vis-à-vis des tiques, des moustiques et des acariens, désinfectant
  • Entérocolites bactériennes, candidosiques et parasitaires
  • Infections génitales, urétrites et prostatites, vulvo-vaginites, candidoses chroniques
  • Hémorroïdes, varices
  • Asthénie, dépression nerveuse
  • Acné (gel à 5 % d’H.E, effet comparable au peroxyde de benzoyle à 5 %)

Précautions d’emploi : 

  • Usage cutané, sublingual et rectal seuls préconisés
  • Ne pas diffuser
  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante
  • Le surdosage peut provoquer un état confusionnel avec difficulté d’orientation
  • Eviter en association avec la cortisone
  • Pas d’usage prolongé
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 7 ans
  • Induction du cytochrome P-450 (CYP2B1) – (α-terpinène)

Composants principaux majoritaires :

  • Alcools monoterpéniques : terpinène-4-ol (40 à 45 %)
  • Monoterpènes : α-terpinène 10% et gamma-terpinène (20 à 25 %)

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