Huile essentielle de Palmarosa

Dénomination latine :

  • Cymbopogon martinii

Famille botanique :

  • Poaceae

Particularité :

  • Meilleur antifongique

Organe producteur :

  • Herbe (plante entière fleurie)

Propriétés :

  • Antibactérienne majeure (le géraniol serait le plus anti-infectieux des monoterpénols), antivirale
  • Drainante du système ganglio-lymphatique (intersticium) associé à l’H.E d’aniba rosa
    • Drainante cardiocirculatoire
    • Utérotonique dans les accouchements
    • Cardiotonique
    • Neurotonique
    • Cicatrisante
  • Antispasmodique sur muscle lisse
  • Effet répellent des insectes et insecticides ; protection vis-à-vis des anophèles vecteurs du paludisme mise en évidence avec l’H.E
  • Antiparasitaire
  • Antifongique sur les dermatophytes, activité supérieure à certains antifongiques de référence, modification de la membrane cellulaire de levures Saccharomyces cerevisiae (le géraniol modifie la composition de la membrane cellulaire)
  • Antibactérienne vis-à-vis de Cutibacterium acnes (ou Propionibacterium acnes), interactions avec le microbiote cutané
  • Anthelminthique, avec Cymbopogon schoenanthus
  • Action anti-inflammatoire par augmentation de la production d’IL-10, activité immunomodulante
  • Propriétés ostrogéniques
  • Astringente, hydratante, cicatrisante, stimulante cellulaire
  • Antalgique

Indications :

  • Infections urinaires et gynécologiques : cystites, urétrites, salpingite (Sarbach prouve son efficacité en 1962 sur Coli en 5 minutes)
  • Infections ORL : sinusites, otites, rhinopharyngites
  • Acné à staphylocoque blanc, escarres
  • Mycoses cutanées et des ongles, digestives, pulmonaires et gynécologiques
  • Cellulite
  • Anxiété, stress, irritabilité
  • Candidose
  • Oxyure
  • Douleur abdominale, ballonnement
  • Transpiration excessive
  • Onychomycoses
  • Potentialisation des antibiotiques

Précautions d’emploi :

  • Contre-indiquée chez la femme enceinte (utéro tonique) ou allaitante
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 8 ans
  • Prudence avec les maladies hormonodépendantes, en raison de propriétés légèrement ostrogéniques
  • Risque d’interactions médicamenteuses, inhibition faible du CYP2B6
  • Épileptisante à forte dose
  • Potentiellement allergisante, augmente la libération d’histamine
  • Autorisée chez les animaux en usage externe

Composants principaux majoritaires :

  • Monoterpénols (80-95 %) : géraniol (70-80 %)
  • Esters 10 % : acétate de géranyle

Un peu d’histoire :

En médecine ayurvédique (Charaka IIe siècle, Susruta VIe siècle), la décoction de feuilles et de racines est indiquée pour soulager les affections abdominales, le dysfonctionnement de la rate, la jaunisse, la fièvre, les maladies de peau et les affections pulmonaires comme la bronchite, la toux et l’asthme. Elle est également réputée tonique et cicatrisante.

L’huile essentielle est distillée en Inde et en Turquie depuis le XVIIIe siècle. Elle est considérée en Inde comme antimicrobienne contre les infections bactériennes et les champignons, et utile en massage dans les inflammations et les douleurs neurologiques.

À Madagascar, l’huile essentielle est traditionnellement utilisée pour traiter les affections génitales et les diarrhées, pour favoriser la cicatrisation de la peau et réguler la transpiration excessive.

Son odeur de rose est appréciée en parfumerie. Elle fut utilisée pour frelater l’huile essentielle de rose de Bulgarie produite avec Rosa damacena.

Originaire d’Inde, la médecine ayurvédique et orientale l’emploient depuis plusieurs siècles contre les affections de la peau. En Chine, le palmarosa est prescrit comme un aliment de type Yin, car il a le pouvoir d’éteindre le feu du corps et de l’esprit.

Certains l’utilisent même pour aromatiser le tabac. Ingénieux ! Le Palmarosa pousse à l’état sauvage aussi bien qu’en plantation. Les grandes feuilles sont séchées pour éliminer l’eau et favoriser ainsi un meilleur rendement dans la production de l’huile essentielle de Palmarosa.

Cette plante est depuis longtemps utilisée en médecine ayurvédique. Aux Caraïbes, certaines populations la consomment sous forme de boisson et l’appliquent sur la peau pour traiter les lésions.

Dans les pratiques ayurvédiques, l’Huile Essentielle de Palmarosa était connue sous le nom de « Rohisha ».

Bien que l’on ne sache pas exactement quand l’Huile Essentielle de Palmarosa a atterrit en Europe, à son arrivée elle était utilisée pour son parfum dans de larges gammes de savons et de produits cosmétiques.

La médecine traditionnelle chinoise pensait que l’Huile Essentielle de Palmarosa favorisait le rafraichissement du corps. Cela en faisait un remède efficace pour traiter les affections liées à l’inflammation.

De la famille des Cymbopogons (Poacées) comme le lemongrass ou la citronnelle, le palmarosa est une grande plante herbacée atteignant 3 m de haut, portant de longues feuilles étroites et planes et des grappes de fleurs en panicules.

Il est distillé depuis le XVIIIème siècle : originaire d’Inde, il a été appelé souvent géranium des Indes du fait de sa teneur en géraniol, qui donne à son huile essentielle un parfum plus ou moins proche de celle de géranium Rosat, voire de celle de la rose.


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