Huile essentielle de Lavandin super

Dénomination latine :

  • Lavandula hybrida clone super

Famille botanique :

  • Lamiaceae

Organe producteur :

  • Fleurs

Propriétés :

  • Antispasmodique puissante, calmante, sédative, décontracturante musculaire
  • Anti-infectieuse et cicatrisante
  • Cardiotonique
  • Active sur SNA : Ʃ-
  • Effet rubéfiant lié à une vasodilatation des vaisseaux périphériques
  • Légèrement stimulante (le camphre stimule le SNC et augmente l’amplitude respiratoire)
  • Effet antiagrégant et antithrombotique marqué sans effet pro-hémorragique
  • L’acétate de linalyle semble l’agent antiplaquettaire le plus actif
  • Décontracturante musculaire (voie locale)
  • Antalgique et anti-inflammatoire (voie locale)
  • Gastro protectrice en application connexe locale

Indications :

  • Nervosisme, insomnie, troubles du sommeil, angoisse
  • Dermatoses : infectieuses, allergiques, cicatricielles
  • Troubles digestifs : indigestion, flatulence, colite
  • Douleurs, inflammation, crampe et contracture musculaire
  • Affection de la peau : brûlure, cicatrisation, démangeaison, piqûre d’insecte (scorpion ou méduse)
  • Antiparasitaire : poux et acariens

Précautions d’emploi :

  • Attention à d’éventuels effets gynécomastiants en usage prolongé. Le linalol et l’acétate de linalyle empêchent la production de testostérone, à éviter au long cours chez les individus de sexe masculin en tant que perturbateur endocrinien
  • Réservée à l’adulte et aux adolescents pubères
  • Contre-indiquée chez la femme enceinte (abortive) ou allaitante
  • Prudence chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, épileptiques, asthmatiques, âgées ou atteintes de parkinson, ainsi qu’aux personnes neurosensibles
  • Risque de neurotoxicité pouvant induire des crises épileptiques à hautes doses
  • Ne pas diffuser, ni mettre dans le bain
  • Ne pas avaler
  • L’inhalation sèche est autorisée
  • Interdite en usage interne
  • Risque d’interactions médicamenteuses avec les huiles essentielles contenant des sesquiterpènes à plus de 10 %
  • Interdite aux animaux

Composants principaux majoritaires :

  • Esters 50 % : acétate de linalyle 40 %
  • Monoterpénols 40 % : linalol 30 %
  • Cétones 5 % : camphre

Un peu d’histoire :

  • Le Lavandin résulte d’hybridations (naturelles au départ) entre les deux espèces Lavandula vera et Lavandula latifolia, son profil aromatique est proche de celui de Lavandula vera (mais avec du camphre 6-8 %)
  • On trouve quatre sortes de Lavandin en Provence, le Super, le Grosso, le Sumian, et l’abrial. Le Lavandin trouve son terrain de prédilection sur le plateau de Valensole dans les Alpes-de-Haute-Provence, où sa culture est intensive
  • Le lavandin est plus cultivé que la lavande vraie, car sa fleur est plus productive en huile essentielle
  • La lavande aspic (Lavandula latifolia) possède des feuilles plus larges et plus pubescentes

Cette plante est beaucoup plus vigoureuse que la lavande et a un rendement à l’hectare plus important.
Le lavandin pousse à partir de 200 mètres d’altitude, on le reconnaît à sa taille, ses fleurs violettes et ses épis parfaitement bien rangés.

À l’époque où les coupeurs allaient cueillir les lavandes sauvages, ils avaient déjà remarqué des plants plus développés que les autres qu’ils appelaient « grande lavande », « grosse lavande » ou « lavande bâtarde » : c’étaient des lavandins, issus de l’hybridation spontanée de la lavande vraie et de l’aspic.

Cette hybridation est due aux insectes butineurs, principalement les abeilles qui, en butinant de fleur en fleur, transportent le pollen d’une espèce à l’autre.
Ce phénomène a pu être vérifié en 1927 dans les laboratoires des établissements Chiris à Grasse. La pollinisation artificielle de l’aspic par du pollen de lavande a permis d’obtenir 6 graines, leurs semis a donné deux individus identifiés comme « lavandins ».

Dans la nature, il existe beaucoup de lavandins différents, se rapprochant davantage tantôt de la lavande vraie, tantôt de l’aspic. Les aspects intermédiaires sont tous possibles, ce qui rend souvent l’identification morphologique difficile.

Il faut remarquer que c’est dans les années 1925 que sera différenciée la qualité Lavande du Lavandin, ce qui va créer un certain flottement pendant plusieurs années sur ces deux qualités.

Les tout premiers essais de plantation de lavandin ont été réalisés en transplantant dans les champs des lavandins sauvages recueillis dans les collines.
C’étaient donc des « populations » de lavandin.

Mais dès les années 1925-1930, la technique du bouturage s’est imposée, permettant un développement très rapide de la culture du lavandin.
Toutes les plantations de lavandin existant actuellement sont constituées de plants obtenus par bouturage de clones. La même technique a également été appliquée à la lavande vraie pour obtenir des « lavandes clonales ».

Les champs de lavandin ou de lavandes clonales sont très homogènes et réguliers, alors que les plants des champs de lavande fine présentent un aspect très disparate, ce qui complique la mécanisation.

La multiplication par bouturage a permis la sélection de « clones » présentant un intérêt économique particulier, et une extension rapide des cultures.

La distillation de la lavande fut utilisée dès le XVIIIe siècle afin de pouvoir récolter la douce lavande des champs provençaux pour en faire une huile essentielle. Cette huile essentielle de lavande connaitra une belle prospérité dès ses débuts, notamment grâce au succès des parfums de Grasse qui utilisent la jolie lavandula augustifolia pour créer leurs fragrances parfumées.


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