Huile essentielle de Gaulthérie couchée

Dénomination latine :

  • Gaultheria procumbens

Famille botanique :

  • Ericaceae

Particularité :

  • Molécule naturelle de l’aspirine : Salicylate de méthyle (molécule naturelle) = Acide acétylsalicylique (molécule synthétisée)

Organe producteur :

  • Parties aériennes

Propriétés :

  • Anti-inflammatoire circulatoire (inhibe les prostaglandines et la libération de médiateurs de l’inflammation comme la bradykinine), antispasmodique
    • Anticoagulante/antiagrégante plaquettaire, mais à la différence de l’aspirine, elle favorise la cicatrisation
    • Très utilisée en applications locorégionales, comme protectrice vasculaire, pour des affections vasculaires périphériques
  • Vasodilatatrice
  • Hypotensive
  • Hépato stimulante
  • Décongestionnante pelvienne
  • Analgésique (antidouleur non opiacé)
  • Fébrifuge (par vasodilatation et sudation)
  • Vulnéraire
  • Antirhumatismale
  • Antibactérienne et antioxydante
  • Antispasmodique
  • Antitussive

Indications :

  • Hématomes, ecchymoses
  • Déchirures, élongations, entorses
  • Contusions, courbatures
  • Avant effort sportif, en friction sur le muscle (10% dans HV)
  • Rhumatismes
    • Articulaires (arthrose, arthrite)
    • Musculaires
    • Tendinites
    • Crampes
  • Céphalées d’origine hépato-circulatoire), coronarite (crise)
  • Inflammations urogénitales
  • Peau et muqueuses en cas de prurit, œdèmes, eczémas inflammatoires
  • Spasmes coronariens
  • Peut être utilisée comme promoteur de défenses et antifongique pour les plantes cultivées, car le salicylate de méthyle est métabolisé dans les tissus végétaux en acide salicylique, une phytohormone induisant chez les plantes une immunité contre les pathogènes microbiens

Précautions d’emploi :

  • Interdite par voie interne
  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante ainsi que chez l’enfant de moins de 6 ans
  • Contre-indiquée chez les patients traités aux anticoagulants et antiagrégants plaquettaires
  • Contre-indiquée en cas d’hémophilie, d’allergie à l’aspirine, d’ulcère gastroduodénal ou de gastrite
  • Irritation cutanée possible à l’état pur
  • Ne pas avaler ! Sa toxicité par voie orale est bien connue et provoque des convulsions, de la diarrhée et une paralysie respiratoire
  • Ne pas diffuser, ni inhaler, ni mettre dans l’eau du bain
  • Voie cutanée seule préconisée

Composants principaux majoritaires :

  • Esters 99,79% : salicylate de méthyle

Un peu d’histoire :

La gaulthérie était connue et utilisée depuis fort longtemps par les sorciers amérindiens, pour des pathologies inflammatoires. Les Indiens en effet faisaient une consommation énorme de gaulthérie, tant par voie interne, contre les maladies infectieuses, pour faire tomber la fièvre, que par voie externe, pour soulager leurs douleurs et cicatriser leurs blessures.

Au début du XIXe siècle, les Iroquois préparaient le « Swains panacea« , en faisant macérer la gaulthérie. Cette préparation avait alors la réputation de guérir tous les maux…, telle une authentique panacée, à l’image du ginseng asiatique…

Les Indiens Inuits du Canada mâchent les feuilles pour calmer la douleur et la fièvre, et contrer les maladies infectieuses. Ils les prennent également en application locale pour soigner les blessures. Aux Etats-Unis, la médecine populaire préconise l’infusion de feuilles contre les diarrhées et comme astringent.

Les Indiens Iroquois, Ojibwa et Algonquin consomment les fruits dans leur alimentation.

Vers 1815, à Paris, le pharmacien Boyveau copia cette préparation et formula un produit appelé Rob de Laffecteur qui eut un retentissement inouï.

L’huile essentielle est prise en massage contre les rhumatismes car sa toxicité par voie orale est bien connue et provoque des convulsions, de la diarrhée et une paralysie respiratoire.

La gaulthérie couchée est une plante bien connue des amérindiens qui l’utilisaient traditionnellement contre les douleurs et les fièvres. Elle est de la même famille que la myrtille, la bruyère ou la canneberge (Ericacées) et se plait dans les zones humides et les terrains acides.

Surnommée parfois « thé des bois » ou « thé du Canada », la Gaulthérie couchée est un petit arbuste de moins de 15 cm qui pousse dans les forêts d’Amérique du Nord. Elle affectionne particulièrement les sols secs et acides comme les pinèdes, les coteaux sablonneux et les forêts résineuses.

C’est le médecin du roi du Québec de l’époque, Jean-François Gaulthier qui s’est penché le premier sur cette plante aux feuilles toujours vertes et sur ses petites fleurs blanches qui deviennent des baies rouges très odorantes.

La fabrication de l’H.E nécessite préalablement à la distillation, une nuit de macération dans de l’eau chaude des rameaux feuillus afin de procéder à une lyse des glycosides qu’ils contiennent et de libérer ainsi les composés actifs volatiles.

Le wintergreen, gaultheria fragantissima (gaulthérie odorante), est originaire du Népal, alors que le gaultheria procumbens (gaulthérie couchée) vient d’Amérique du nord et du Canada. Les deux variétés ont des vertus médicinales similaires. Les chamanes amérindiens utilisent depuis très longtemps ses feuilles fraîches ou séchées, pour soigner les douleurs articulaires, les rhumatismes et faire tomber la fièvre.


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