Les oxydes

Les oxydes regroupent les monoxydes, les dioxydes et les époxydes. Ce sont des molécules portant un ou plusieurs atomes d’oxygène, et sont d’incroyables décongestionnants broncho-pulmonaires. Le 1,8 cinéole (eucalyptol) représente la molécule la plus abondante au sein des H.E. Antiviraux et antiparasitaires, les oxydes combattent parfaitement les pathologies respiratoires. Ils stimulent de plus les glandes exocrines, notamment les glandes des muqueuses respiratoires et digestives. Les monoxydes forment d’excellents antiviraux seuls ou associés à des alcools monoterpéniques. D’autres oxydes, comme l’ascaridole, possèdent une activité antiparasitaire, notamment démontrée sur les helminthes.

Leurs propriétés générales sont les suivantes :

  • Exocrino-stimulantes, en particulier au niveau respiratoire
  • Expectorantes puisque les monoxydes monocycliques type linaloloxyde, et bicycliques type 1,8-cinéole (eucalyptol) stimulent les glandes à mucine et l’activité motrice ciliaire de la muqueuse respiratoire
  • Antivirales, notamment les monoxydes comme le linaloloxyde, présent dans hyssopus officinalis var. decubens, qui est actif sur le virus respiratoire syncitial responsable de la bronchiolite du nourrisson
  • Antiparasitaires
  • Antibactériennes, de fiabilité moyenne, mais de forte intensité dans certains cas spécifiques). Le cinéole contenu dans Eucalyptus polybractea cineolifera et dans Rosmarinus officinalis cineolifera, est souvent actif sur Staphylococcus aureus

 

L’ingestion de doses relativement faibles de dioxydes peut engendrer des troubles du système nerveux central dont en voici quelques symptômes :

  • Nausées, vomissement
  • Vertiges
  • Bradycardies
  • Troubles visuels et auditifs

Des suppositoires à base de cinéole permettaient de traiter les toux productives des jeunes enfants. En 2011, l’Agence Européenne du Médicament (EMA) a réévalué l’efficacité et la sécurité de ces spécialités contenant des dérivés terpéniques. L’agence a conclu à l’existence d’un risque potentiel de troubles neurologiques à titre de convulsions, particulièrement chez le nourrisson et le jeune enfant. Ces spécialités pour nourrissons ont donc été retirées du marché européen le 13 février 2012.

 

Molécule : Capture

  • 1,8 cinéole (eucalyptol)

Sources :

  • H.E de ravintsara, H.E d’eucalyptus globuleux, H.E d’eucalyptus radié, H.E de laurier commun, H.E de lavande aspic, H.E de niaouli, H.E de romarin ct cinéole, etc.

Propriétés :

  • Expectorant, asséchant des muqueuses respiratoires, mucolytique, améliore la clairance muco-ciliaire
  • Anti-inflammatoire bronchique et antiasthmatique
  • Antalgique et anti-inflammatoire par un effet non opioïde, action sur les cellules mastocytaires
  • Anti-angiogénique (cellules leucémiques), inducteur d’apoptose (fragmentation de l’ADN)
  • Activité anti-cholinestérasique intéressante
  • Immunostimulant
  • Bronchites et bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO), rhinites, sinusites, allergies respiratoires (inhalation)

Précautions d’emploi :

  • Dose létale fixée per os à 3,5ml d’H.E d’eucalyptus
  • Ne pas employer à forte dose
  • Interdit chez l’enfant de moins de 6 ans, ainsi que chez les personnes aux antécédents de convulsions
  • Métabolisé par le cytochrome P450 en 3-alpha-hydroxy-1,8 cinéole
  • Risque d’interactions médicamenteuses
  • Le 1,8 cinéole est absorbé, puis éliminé par voie rénale et pulmonaire
  • Produit inflammable
  • L’exposition à de forte dose peut être mortelle en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires (les symptômes associés à ce composé sont les suivants: brûlure épigastrique avec nausée et généralement vomissements; vertige; ataxie; faiblesse musculaire; stupeur; pâleur; et parfois – cyanose, stridor et myosis respiratoires. Un délire et parfois des convulsions peuvent survenir. Les symptômes peuvent être retardés de 24 heures, rarement)
  • Provoque une irritation cutanée (dermocausticité)
  • Peut provoquer une allergie cutanée
  • Toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme

 

 

Molécule : Capture

  • Ascaridole

Attention !!! Molécule instable et susceptible d’exploser lorsqu’elle est chauffée à plus de 130 °C ou traitée avec des acides organiques.

Sources :

  • H.E de chénopode vermifuge (Liste noire des H.E), H.E de cardamome, H.E de boldo, etc.

Propriétés :

  • Vermifuge
  • Anthelmintique
  • Anti-leishmaniase

Précautions d’emploi :

  • Utilisation limitée (Très toxique)
  • À fortes doses, provoque irritation de la peau et des muqueuses, nausées, vomissements, constipation, maux de tête, vertiges, acouphènes, surdité temporaire, cécité
  • Une action prolongée induit une dépression du système nerveux central et un délire se traduisant par des convulsions et un coma
  • Les effets à long terme comprennent l’œdème pulmonaire (accumulation de liquide dans les poumons), l’hématurie et l’albuminurie (présence de globules rouges et de protéines dans l’urine, respectivement) et l’ictère (pigmentation jaunâtre de la peau)
  • Des doses mortelles d’huile de vers contenant de l’ascaridole ont été rapportées sous forme d’une cuillerée à thé pour un bébé de 14 mois (à la fois) et d’administration quotidienne de 1 ml pendant trois semaines à un enfant de 2 ans.

 

Autres molécules de la famille des Oxydes :

  • Pipéritonoxyde
  • Linaloxyde
  • Diterpénol
  • Etc.

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