Pharmacodynamie

La pharmacodynamie correspond à l’étude des effets des principes actifs sur l’organisme. C’est la science qui étudie l’interaction entre la drogue et l’organisme sur le plan moléculaire. Cette science a énormément évolué depuis 60 ans. Elle permet de définir le site d’action, c’est-à-dire la cible du principe actif : là où le principe actif se fixe sur l’organisme pour provoquer l’effet thérapeutique recherché. Les principes actifs agissent par des actions non spécifiques ou des actions spécifiques.

Interactions médicamenteuses :

Plus on associe de principes actifs (médicaments et/ou huiles essentielles), plus le risque d’interactions est élevé. Ce risque est multiplié par 3 au-dessus de 4 substances actives.

 

a)    Effets consécutifs à l’association de 2 huiles essentielles :

Lorsque deux huiles essentielles sont associées, trois types d’effets peuvent intervenir :

(1)    La synergie : 3 types de synergie existent.

  • Synergie complète : Addition des effets.
  • Synergie partielle : L’action observée est inférieure à la somme des deux actions.
  • Synergie potentialisatrice : L’action observée est supérieure à la somme des effets des deux huiles essentielles.

Par exemple, si on associe une huile essentielle à la propriété antibiotique telle que l’origan pour combattre certaines bactéries, l’addition de ses substances actives générera un effet sédatif en cas d’association avec une huile essentielle à la propriété anti-histaminique H1 telle que le giroflier.

(2)    La potentialisation : Effets de l’association supérieurs à ceux des huiles essentielles prisent séparément, même par différents modes d’administrations.

(3)    L’antagonisme : Activité pharmacologique identique ou différente, lorsque l’une diminue (antagonisme partiel) ou même annule (antagonisme total) les effets de l’autre.

 

b)    Interactions médicamenteuses dans l’organisme :

 

(1)    Interaction pharmacocinétique :

  • Par résorption : Par absorption, la substance active se fixe sur une substance inerte ce qui provoque une diminution de la résorption.
  • Par formation chélate : Diminution de la résorption.
  • Par accélération du transit (per os) : Provoque un effet laxatif diminuant le temps de contact avec la muqueuse, ce qui provoque une diminution de la résorption.
  • Par modification du pᴴ gastrique.

 

Distribution :

Une substance active déjà fixée sur les protéines plasmatiques peut être déplacée de son site de fixation par une autre substance active générant la libération du principe actif sous forme libre.

Biotransformation :

Le principal risque est une induction ou une inhibition enzymatique. Un inducteur enzymatique ralenti le métabolisme et génère un surdosage. Un inhibiteur enzymatique accélère le métabolisme et génère la perte de principe actif provoquant l’inefficacité de ce dernier.

Elimination :

En cas d’insuffisance rénale, le rein épurera moins et les substances actives seront moins bien éliminées créant un risque de surdosage.

 

(2)    Interactions pharmacodynamiques : L’interaction se fera au niveau des récepteurs. Il n’y aura aucune modification des concentrations plasmatiques de la première substance active.

Les H.E étant actives sur le plan pharmacologique, leur administration conjointe avec les thérapeutiques conventionnelles peut induire l’apparition d’effets indésirables. Cela peut devenir problématique lorsqu’il s’agit de médicaments à marge thérapeutique étroite. Les interactions peuvent résulter de différents mécanismes : il peut s’agir de compétition au niveau du site d’action, ou sur une protéine plasmatique, d’addition ou de synergisme des effets, mais elles peuvent aussi provenir de phénomènes d’inhibition ou d’induction enzymatique.

 

c)     Classement des interactions médicamenteuses :

Il y a trois niveaux de contraintes en aromathérapie, soit trois types d’interactions :

  • La contre-indication : Elle revêt d’un caractère absolu. L’huile essentielle présentant une contre-indication pour votre patient ne devrait jamais être délivrée.
  • L’association déconseillée : Elle doit être évitée. Examinez le rapport bénéfice-risque. Cette mention impose une surveillance étroite du patient.
  • La précaution d’emploi : Elle requiert une surveillance initiale et/ou pendant le traitement car elle correspond souvent à un risque d’interaction médicamenteuse existant correspondant le plus souvent à une addition d’effets indésirables.

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