Les différentes formes galéniques

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La forme galénique correspond à la forme sous laquelle s’administre une molécule. Pour une même voie d’administration, il existe une multitude de formes galéniques. Le choix de la forme assure une utilisation des H.E la plus adaptée à leur mode d’administration. Une H.E ne s’adapte pas forcément à toutes les formes galéniques, la décision finale découlera donc également des caractéristiques de l’H.E et de l’effet thérapeutique recherché. Chaque forme galénique présente des particularités bien à elle ainsi que des usages spécifiques.

 

Les formes orales :

  • Les gélules ou capsules dures

Une gélule se compose de 2 demies capsules à base de gélatine, emboîtées et pouvant renfermer poudres, granulés ou liquides. Elles existent sous 8 tailles différentes symbolisées par un numéro : de 000 pour les plus grandes au chiffre 5 pour les gélules les plus petites. Contrairement aux comprimés, les gélules peuvent s’ouvrir pour libérer la poudre en cas de difficulté de déglutition par exemple, exceptées les gélules gastro-résistantes qui nécessitent d’être avalées telles quelles avec un grand verre d’eau.

Les gélules font parties des préparations magistrales. Poudres végétales et H.E s’incorporent facilement dans une gélule. L’H.E se mélange à un excipient; la silice colloïdale. Chimiquement inerte, la silice représente un absorbant de qualité. Le mélange H.E/silice est trituré dans un mortier avant d’être mit en gélules.

Les gélules ne sont pas totalement étanches, les H.E s’en échappent avec le temps. Il est donc conseillé de les conserver dans un flacon en verre teinté, à l’abri de la lumière, hermétiquement fermé et pendant une durée maximale de 2 mois. Au-delà, les gélules seront moins actives car moins dosées en H.E.

 

  • Les capsules molles

De forme variable, une capsule est constituée d’une enveloppe épaisse et souple de gélatine, renfermant une prise unitaire de principe actif. L’association de gélatine et de glycérol confère à la capsule un aspect mince et souple. Ovoïde ou sphérique, une capsule ressemble à un petit globule creux composé d’un corps unique fermé hermétiquement. Une capsule ne se fabrique pas à l’officine : elle fait partie des formes industrielles exclusives. Elle est formée, remplie et fermée au cours d’un même cycle de fabrication. L’H.E se mélange à une huile végétale grasse avant de subir une encapsulation. Plus facile à avaler, cette forme galénique convient particulièrement aux muqueuses digestives fragiles. L’enveloppe se désagrège dans l’estomac en quelques minutes, libérant ainsi le principe actif.

  • Les sirops et les solutions buvables

Préparations aqueuses sucrées, les sirops se composent d’une concentration minimale de 45% en saccharose. Selon les cas, les solutions buvables s’administrent pures ou diluées dans un peu d’eau. Solutions, suspensions, ou émulsions, les préparations liquides renferment une ou plusieurs H.E dans un solvant approprié (alcool, huile végétale). Elles existent sous forme d’ampoules buvables permettant une dose unitaire de principe actif. La forte proportion de sucre rend les sirops déconseillés chez les diabétiques. Malgré la forte teneur en sucre conférant des propriétés antibactériennes, les sirops et solutions buvables ne se conservent pas plus d’1 mois après ouverture. Ces formes galéniques se fabriquent aussi bien industriellement qu’à l’officine. Une ou plusieurs H.E peuvent entrer dans la composition d’un sirop ou d’une solution buvable.

 

Les formes cutanées :

  • Crèmes, gels et pommades dermiques

Ces formes galéniques contiennent un mélange d’eau et d’huile en différentes  proportions dans lesquelles s’incorpore le principe actif. La quantité d’eau par rapport à l’huile confère leur consistance et donc leurs appellations de crèmes, gels ou pommades. Ces formes s’appliquent généralement sur la peau et/ou les muqueuses afin d’exercer une action locale ou systémique par la pénétration des principes actifs à travers la peau.

Selon la nature des excipients utilisés, crèmes, pommades et gels détiennent des propriétés hydrophobes ou hydrophiles. Paraffine, huiles végétales, cires, graisses animales constituent les excipients les plus utilisés. Quelle que soit la forme, les crèmes, pommades et gels dermiques doivent s’appliquer en couches minces sur une peau saine et propre. Une peau lésée ou malade peut favoriser la pénétration cutanée de certains principes actifs, engendrant ainsi des effets indésirables.

  • Les dispositifs transdermiques ou patchs

Les patchs se fixent sur la peau et diffusent le principe actif en continu et à vitesse constante, sur plusieurs heures à plusieurs jours. Le principe actif atteint par la suite la circulation générale. Un patch se place sur une peau non lésée, glabre et propre. Changer d’endroit à chaque renouvellement permet de limiter les risques d’irritations et d’allergies cutanées.

De nos jours, 2 systèmes coexistent; le système matriciel garanti le passage de l’H.E directement de l’excipient vers la peau, tandis que le système réservoir comprend une membrane polymère, que l’H.E devra traverser avant d’atteindre le tissu cutané. Les patchs conviennent particulièrement à l’aromathérapie. Les H.E traversent en effet très facilement les couches cornées apportant un réel confort dans les douleurs et les phénomènes inflammatoires profonds. Le procédé occlusif du patch assure une pénétration profonde des H.E. L’utilisation des H.E sous forme de patchs est actuellement peu fréquente chez l’enfant.

 

Les formes rectales :

  • Les suppositoires

De forme conique ou ovoïde, un suppositoire se compose généralement d’un corps gras (beurre de cacao, huile végétale) et d’un principe actif. Excipients et principes actifs doivent fondre à 37°C.

Un suppositoire s’utilise aussi bien pour son action locale que pour son action systémique. En effet, quelques minutes après son introduction dans le rectum, le suppositoire fond et libère ses composants. Les vaisseaux sanguins du rectum absorbent par la suite le principe actif.

Le choix des excipients reste primordial; tous les excipients utilisés doivent présenter une totale innocuité et une bonne tolérance pour la muqueuse anale. Ils doivent également être chimiquement inertes et d’une consistance convenable. Sensible à la chaleur, un suppositoire se conserve à une température ne dépassant pas les 25°C. La forme, le volume ainsi que la consistance d’un suppositoire s’adaptent à l’âge et au poids du patient.

  • Les lavements

Les lavements consistent à introduire un mélange d’H.E et d’H.V (Huile Végétale) dans le rectum à l’aide d’une petite poire. Il est primordial de réaliser une émulsion pour que les H.E, irritantes pour les muqueuses, soient complètement dispersées dans la préparation finale.

 

Les formes vaginales :

  • Les ovules

Les ovules gynécologiques sont des préparations solides de forme ovoïde et contenant une dose unitaire de principe actif. Leur composition se rapproche de celle des suppositoires. Ils se placent au fond du vagin pour un traitement local. Leur action se limite à l’appareil génital de la femme en cas d’infection vaginale ou de dérèglement hormonal. Les comprimés vaginaux remplacent progressivement les ovulent gynécologiques. A l’heure actuelle, la voie vaginale reste peu utilisée chez la jeune femme.

  • Autres formes vaginales

Les irrigations vaginales et les crèmes gynécologiques à base d’H.E peuvent être utilisés chez la femme adulte.

 


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